Refus de travailler IEF – Les solutions

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Suite à mon article sur la réalité de l’IEF et le fait que nous soyons parfois confronté à des refus de travailler de la part de nos enfants, voici la suite concernant les solutions envisageables pour désamorcer. Ce sont des solutions que je mets en place avec mon fils, et certaines qui ont été partagées par mes abonnées sur Instagram.

Refus de travailler IEF – Les solutions

Je ne vais pas refaire un pavé sur l’importance de ne pas culpabiliser lorsque l’instruction en famille ne se passe pas de la façon idéale. Mais je vous rappelle quand même que si vous êtes dans ce cas, ce n’est pas de votre faute et je vous invite à lire mon dernier article à ce sujet. Je suis moi-même dans ce cas avec mon fils.

Déterminer les causes du refus de travailler

Si la raison avancée par les enfants est en général le fait qu’ils n’aiment pas travailler, cela peut cacher d’autres causes plus sérieuses. Troubles de l’apprentissage, instabilité émotionnelle, trouble anxieux… Les causes peuvent être multiples et bien souvent, entraînent ce « rejet » du travail scolaire.

C’est donc important de connaitre ces causes pour adopter une stratégie efficace et pertinente.

Ma situation avec mon fils

Dans le cas de mon fils, il a une dyslexie qui, de fait, a provoqué chez lui un rejet de tout ce qui touche au travail scolaire classique. Sa difficulté dans la lecture entraîne des problèmes de compréhension et d’écriture. Lorsqu’il inverse ou oublie des lettres, il se braque et ne veut plus rien entendre. C’est donc parti pour un long processus de négociation épuisant et pas toujours victorieux. Mais avec un peu de relativisme, j’y parviens !

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Mes solutions au refus de travailler

On a tendance, à tord, à ne pas vouloir céder sur certains points. Mais c’est en réalité contre productif. S’il rencontre des difficultés dans l’écriture, et que je lui impose d’écrire en quantité, il ne se concentrera pas sur l’apprentissage de la notion en cours et risque de se braquer. Ce serait du temps perdu tout simplement.

Lorsque l’écriture est un problème
  • Privilégier l’oral plutôt que l’écrit et inversement. Prioriser et isoler un objectif d’apprentissage est plus efficace pour avancer.
  • Toujours dans l’alternative à l’écriture, modifier la consigne : entourer, souligner, surligner, n’écrire qu’une partie. (Ex : uniquement le verbe à conjuguer plutôt que la phrase entière puisque le but de cet exercice est la conjugaison.)
  • Mettre en avant les réussites. Lorsqu’il écrit bien, ou plus vite que d’habitude. Il faut valoriser l’effort dans son travail et son application.
Lorsque la lecture est un problème
  • alléger la quantité en proposant de faire une lecture partagée.
  • Ne pas insister sur les erreurs et ne pas couper systématiquement. Il fait déjà l’effort de lire alors qu’il sait qu’il a beaucoup de mal, qu’il ne comprend pas forcément tout ce qu’il lit. Le couper à chaque erreur ne fera que le braquer et le décourager. Encore une fois, il faut vraiment prioriser et isoler ses objectifs.
Lorsqu’il n’aime pas le travail scolaire
  • Établir un planning clair afin qu’il ait une visibilité du travail à faire. Quotidien ou hebdomadaire. Ici, c’est hebdomadaire. Cela permet de favoriser l’autonomie et donc de l’inclure dans une dynamique positive pour faire son travail.
  • Réduire la quantité de travail. Faire faire la moitié d’un exercice plutôt qu’entier. Le but d’un exercice est d’ancrer la notion. Si elle est acquise, ça ne sert à rien de rajouter de la charge de travail. Mieux vaut passer à autre chose.
  • Dans la mesure du possible, proposer des activités en dehors du travail scolaire qui soient en rapport avec une chose qu’il aime. Faire des exposés ensemble, des maquettes, … Même si la notion n’est pas au programme, c’est uniquement pour avoir des moments « plaisir » sans pression, à partager.
Lorsqu’il se braque et que la tension monte

Malgré les solutions mises en place, on n’évite pas totalement les moments de crises et un refus du travail total.

  • Lorsqu’il se braque suite à une erreur ou un découragement, j’essaye de lui rappeler qu’il n’est pas nul. Que chaque enfant a des facilités dans des domaines différents et des capactités différentes mais qu’il n’est pas bête ou nul pour autant.
  • Faire une pause est parfois nécessaire pour éviter la confrontation surtout si votre patience arrive à bout. Mieux vaut tout arrêter et reprendre plus tard ou le lendemain dans ces cas là. Pendre soin de votre relation est bien plus importante que de prendre un peu de retard sur le programme.

Vos solutions

Voici quelques idées de solutions que vous m’avez partagé sur Instagram :

  • Lacher prise sur une notion et y revenir plus tard.
  • Faire une pause.
  • Répéter d’être positif.
  • Répéter que l’erreur n’est pas une mauvaise chose mais fait partie du processus.
  • Respirer un bon coup ^^.
  • Faire un calin.
  • Imposer des objectifs de travail à la semaine.
  • Utiliser un minuteur.
  • Utiliser un système de récompenses.
  • Alléger la quantité de travail.
  • Relever les points positifs dans le travail.

J’espère que cet article vous sera utile et vous permettra de mettre en place des solutions pour améliorer votre quotidien en IEF que ce soit pour vous, mais aussi votre enfant. Toutes ces solutions ne seront pas forcément efficaces pour votre situation. C’est au cas par cas, donc il faudra essayer et voir le résultat. N’oublions pas que pour eux aussi, cette situation est difficile à vivre. N’oubliez évidemment pas les invocations.

N’hésitez pas à laisser vos propres solutions en commentaire ou partager votre expérience pour qu’on s’entraide.

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